Yeah Photography

La cinématographie dans La La Land

Aujourd’hui on voulait s’attarder sur un sujet qui nous touche beaucoup, la photographie au cinéma. Ce sont les arts visuels qui nous ont mené à tant aimer la photographie à la base, et on a un gros côté cinéphile. Transmettre des émotions à travers des images, des cadrages, des couleurs… En gros, transcrire des sentiments complexes, qui touchent les gens, avec des images.

La La Land est un film qui a excellé dans cet exercice, pour nous comme pour beaucoup d’autres personnes si on en croit son succès. De la scène d’ouverture grandiose à la fin dont on ne dévoilera bien sur pas les éléments narratifs, le film réussit à donner plus qu’il n’y parait au premier abord, notamment grâce à sa photographie. Et c’est le Suédois Linus Sandgren que l’on peut remercier pour cet exploit.

La La Land s’est imposé pas mal de contraintes. Le film est tourné en argentique, les scènes ont dû être plus réfléchies que si il avait été tourné en numérique, puisque la pellicule coûte cher. Il utilise énormément de décors naturel, et ça se sent. Pour avoir eu la chance de visiter Los Angeles, et certains de ses studios de tournage, je peux dire qu’on ressent la ville, de l’autoroute à l’observatoire du Griffith Park en passant par les hauteurs de la ville.

Autre défi et pas des moindres, la lumière. Evidemment le film utilise des éclairages et des gélatines de couleur pour donner une ambiance de couleur, mais s’appuie aussi beaucoup sur la lumière naturelle.
Dans la scène d’ouverture, c’est peut-être même la seule source de lumière utilisée. On sent le soleil dur de Los Angeles sur l’autoroute comme on pourrait imaginer le ressentir en réalité.

la-la-land-photo-969387

Pour le numéro musical sur les hauteurs de Los Angeles, c’est la Golden Hour (le moment de la journée qui se situe juste avant le coucher du soleil, où les ombres et les lumières sont particulièrement flatteuses) qui a été mise à l’honneur, laissant très peu de temps à l’équipe de tournage, à Emma Stone et Ryan Gosling, pour faire leur travail.

Ces lignes directrices aident à structurer la beauté du film. Mais ce sont les couleurs qui accompagnent les émotions, les dialogues et les images. La La land utilise beaucoup les couleurs primaires, ce qui rend le film vibrant, et beau, un peu comme Hollywood, qui est au cœur du film.

la-la-land-kick_wide-bb00eb162eaf24a57de6e7daf6159827f0779162-s900-c85

Linus Sandgren a utilisé les couleurs primaires ensemble, mais elles ne se mêlent pas entre elles. C’est joli et très contrasté, mais n’évoquent pas grand chose. Elles sont utilisées quand les personnages ne sont pas liés l’un à l’autre, ou quand ils ne le sont plus. D’autres teintes, comme le violet, l’orange ou le vert, pour exprimer d’autres sentiments, plus intimes.

A chaque visionnage du film, on peut s’arrêter sur de nouvelles images, leur trouver d’autres significations, apprécier tel ou tel plan pour ce qu’il est… et si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le voir, vous vous doutez bien qu’on vous le recommande chaudement.

Rien que pour le plaisir des yeux, voilà quelques images du film

06LALALAND2-superJumbo

06LALALAND4-superJumbo

la-la-land

LLL d 01 _0092.NEF

VOUS POUVEZ AUSSI AIMER

LAISSEZ UN COMMENTAIRE